LE JOURNAL
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Merad a dénoncé, depuis El Tarf, des plans ennemis visant l’Algérie à travers les incendies criminels de la fin du mois d’août dernier. Il a renvoyé de ses propos au documentaire du MDN qui a démasqué les traîtres et les pays hostiles à partir desquels l’ordre a été donné.
S’étant déplacé, jeudi, dans la wilaya d’El Tarf où il a installé le nouveau wali dans le cadre du mouvement partiel dans le corps des walis, décidé le mardi précédent par le président de la République, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Brahim Merad, s’est exprimé sur les incendies criminels qui ont ravagé des wilayas du centre et de l’est du pays. Les propos de Merad, les premiers tenus à ce sujet depuis qu’il a repris, le 13 octobre dernier, son poste à la tête de l’Intérieur au palais Docteur Saâdane, viennent en appui aux révélations des services de sécurité du ministère de la Défense nationale. Le secret des incendies de fin du mois d’août 2026, du moins à l’heure actuelle et concernant les sinistres qui ont touché les wilayas de Constantine et de Guelma, a été percé et où les auteurs derrière les actes criminels ont craché le morceau et avoué avoir reçu les ordres d’un certain Amir Boukhors (Amir DZ), un terroriste et un cybercriminel notoire qui jouit de la protection et agit à l’instigation de ses maîtres parisiens. Pour Merad, ce qui s’est passé durant l’été dernier doit secouer les consciences et mettre en alerte toutes les forces vives de la nation sur la nécessité de renforcer le front intérieur pour contrecarrer tous les plans visant notre pays. « L’Algérie est visée, et ça tout le monde le sait », a déclaré le ministre de l’Intérieur depuis une wilaya touchée par les récents incendies. La suite du propos du ministre lève le voile sur ce qui subsisterait encore de mystérieux à propos des intentions des parties extérieures hostiles qui sont, ne leur en déplaise, contrariées par la dynamique de développement positive en cours en Algérie depuis ces dernières années. À savoir, a tapé fort à ce propos l’ex-ministre d’État chargé de l’Inspection des services de l’État et des collectivités locales et martelant ceci d’incisif : « … ils veulent exporter les problèmes de la France vers notre pays, c’est pourquoi nous devons être vigilants. » Ainsi, rappelant les violents feux de forêt qui ont dévasté des wilayas du Centre et de l’Est, notamment Jijel qui a payé un lourd tribut, Merad a dénoncé des traîtres à la nation. C’est-à-dire des agents de l’étranger et des mercenaires payés par des pays ennemis pour exercer l’influence sur leurs compatriotes à l’intérieur du pays dans le but funeste, comme on l’a su dans les révélations du MDN, de brûler l’Algérie. Et à Merad de lancer un appel pour une prise de conscience collective en ces temps de grandes manipulations où l’Algérie fait l’objet de menaces multiples et dirigées depuis plusieurs fronts. « Il faut rester vigilant, derrière toute opération (plan de déstabilisation, ndlr) il y a des gens qui ne veulent pas du bien pour l’Algérie », a-t-il mis en garde.
Il reste à s’interroger pour savoir si Merad a fait allusion, quelque part, à ce qui se passe actuellement en France avec les grandioses manifestations qui secouent le pays, où il renvoie seulement à l’affaire des auteurs des incendies criminels révélée par le documentaire du MDN ? Une question légitime sachant que les traditionnels milieux politiques et médiatiques de l’Hexagone continuent à pointer du doigt accusateur l’Algérie qui serait derrière tous les maux de la France ! Lorsque des responsables politiques de la droite et de l’extrême droite comme Éric Zemmour et Éric Ciotti s’acharnent, sur les chaînes d’information en continu, contre l’Algérie à cause de la crise multiforme qui met la « cinquième République » sens dessus dessous, il y a de quoi s’interroger pour savoir si l’objectif derrière n’est pas de déplacer les problèmes de la France vers l’Algérie. Lorsqu’encore un petit larbin dénommé Chawki Ben Zahra, qui a vendu son âme au diable pour mériter le statut de réfugié ou d’asile politique sur le sol français, est invité sur une chaîne de Bolloré pour cracher sur nos martyrs et notre Révolution de 54, il y a de quoi se demander sur les intentions malveillantes derrière. En tout état de cause, les Algériennes et les Algériens, où qu’ils se trouvent, doivent faire preuve de vigilance, parce que, in fine, le problème n’est pas chez eux, en Algérie, mais ailleurs où les gouvernants ont des comptes à rendre à leur peuple.
Farid Guellil
Source : Le Courrier d’Algérie