LE JOURNAL
Choisissez une date pour retrouver les articles complets publiés ce jour-là.
Chargement des archives…
La Fédération algérienne de karaté (FAK) se trouve, depuis quelques jours, sans président à sa tête, à la suite de la démission de Réda Benkeddour. Une situation qui plonge l’instance fédérale dans une nouvelle période d’incertitude, alors que l’Assemblée générale élective (AGE), initialement prévue aujourd’hui, a dû être reportée à une date ultérieure.
En effet, la commission des candidatures a annoncé, mercredi soir, le rejet de sept dossiers sur les neuf qui avaient été déposés, pour diverses raisons liées notamment au respect des conditions et des critères exigés. À l’issue de cet examen, seules deux candidatures avaient été retenues et restaient donc en course pour briguer la présidence de la fédération.
Cependant, et contre toute attente, les deux candidats encore en lice ont décidé de se retirer par écrit de la course à la présidence. Cette décision a contraint le secrétaire général de l’instance fédérale à annoncer le report de l’élection à une date ultérieure. Une décision qui s’inscrit, selon les explications fournies, dans le strict respect de la procédure et de la réglementation en vigueur, afin de garantir le bon déroulement de l’Assemblée élective à sa nouvelle date et d’éviter toute contestation ou irrégularité susceptible de fragiliser davantage l’institution.
Pour plusieurs observateurs et acteurs de la discipline, la situation actuelle de la FAK était, d’une certaine manière, prévisible à plus d’un titre. Depuis son élection à la tête de la fédération pour le mandat olympique 2025-2028, Réda Benkeddour a eu à faire face à une crise interne profonde, marquée notamment par des désaccords récurrents avec certains membres de son bureau exécutif, ainsi qu’avec une partie de la famille du karaté algérien. Ces tensions, qui ont accompagné une grande partie de son mandat, ont fini par peser lourdement sur le fonctionnement de l’instance et sur la cohésion de ses responsables.
Pourtant, malgré ce climat tendu, quelques décisions salutaires ont été prises durant cette période, notamment en ce qui concerne la restructuration de la direction technique. Celle-ci a vu la mise en place d’un nouveau staff, composé d’un Directeur technique national (DTN) et de son adjoint, dans le but de renforcer l’encadrement des athlètes et d’apporter une vision plus structurée à la préparation des sélections nationales.
Malgré les efforts déployés par Réda Benkeddour pour rassembler l’ensemble des acteurs de la discipline autour de sa feuille de route et redonner une dynamique positive à la fédération, l’ancien champion du monde en kumité a fini par jeter l’éponge. Sa démission ouvre ainsi une nouvelle page, mais aussi de nouveaux défis, pour le karaté algérien.
En tout cas, son successeur aura du pain sur la planche. Il devra non seulement restaurer la confiance au sein de l’instance fédérale et apaiser les tensions internes, mais aussi redonner un nouveau souffle à la fédération, améliorer plusieurs aspects relatifs à la préparation et à la prise en charge des jeunes talents, et renforcer l’encadrement technique. Il devra également s’attaquer au dossier épineux des finances, alors que la FAK traîne un cumul de dettes qui nécessitera une gestion rigoureuse et des solutions durables.
K. M.
Source : Planète Sport