LE JOURNAL
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Le Front Polisario a averti qu’il serait contraint de se retirer entièrement du processus de paix au Sahara occidental si le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU était adopté sans modifications substantielles. Son représentant auprès des Nations unies, Sidi Mohamed Amar, a réaffirmé le rejet de toute approche susceptible, selon lui, de remettre en cause le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Le Front Polisario hausse le ton face au dernier projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental. Dans une déclaration accordée jeudi soir à la chaîne internationale « Al24 News », Sidi Mohamed Amar, membre du Secrétariat national du Front Polisario, représentant du mouvement auprès de l’ONU et coordinateur avec la MINURSO, a affirmé que le mouvement ne saurait accepter une quelconque approche ou solution portant atteinte au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. « Aux côtés de notre volonté de paix, nous n’accepterons jamais une approche ou une solution visant à remettre en cause le droit de notre peuple à la liberté et à l’indépendance », a-t-il déclaré, rappelant que la représentation du peuple sahraoui et la défense de ses droits constituent la raison d’être du Front Polisario, qu’il a présenté comme son représentant unique et légitime. Réagissant aux dispositions du projet préliminaire de résolution, le responsable sahraoui a estimé que le texte risquait de compromettre les droits du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance. Il a qualifié ces dispositions de lignes rouges que ni le Front Polisario ni le peuple sahraoui ne pourraient accepter. Un retour au cadre initial du processus de paix Sidi Mohamed Amar a également appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités afin de préserver le processus de paix et de revenir au cadre initialement convenu, sur lequel repose le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il a rappelé que ce cadre repose sur le plan de règlement onusien-africain accepté par les deux parties, le Front Polisario et le Maroc, et dont l’objectif est de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et de choisir librement son avenir. Le représentant sahraoui a, par ailleurs, critiqué le rôle du rédacteur du projet de résolution, estimant que la démarche suivie cette fois-ci semblait avoir associé la puissance occupante marocaine à l’élaboration du texte. Il a mis en garde contre toute tentative d’imposer à l’avance l’issue du processus politique, réaffirmant le rejet catégorique du Front Polisario de toute solution prédéfinie qui compromettrait les droits du peuple sahraoui. La menace d’un retrait total Le responsable sahraoui a surtout lancé un avertissement quant aux conséquences d’une éventuelle adoption du projet dans sa version actuelle. « Si ce projet est adopté sans aucun changement substantiel de son contenu, nous serons contraints de nous retirer totalement de l’ensemble du processus de paix », a-t-il prévenu. Sidi Mohamed Amar a enfin exhorté le Conseil de sécurité à assumer pleinement ses responsabilités, conformément à la Charte des Nations unies, en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Selon lui, toute tentative de légitimer l’occupation de territoires par la force risque d’accentuer les tensions et l’instabilité, au Sahara occidental comme dans d’autres régions du monde. M. Seghilani
Source : Le Courrier d’Algérie