LE JOURNAL
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La mobilisation du 17 octobre à Tunis pourrait connaître de nouveaux prolongements. Le Cadre de coordination « Pour la Tunisie et les Tunisiens » a annoncé, mercredi 28 octobre, l’organisation de nouvelles actions de protestation aux niveaux régional et national au cours des prochaines semaines, selon un communiqué signé par Slaheddine Selmi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Cette annonce intervient après la marche organisée le 17 octobre dans la capitale à l’appel de neuf organisations nationales, autour de revendications portant sur les droits sociaux, les libertés publiques et l’indépendance de la justice.
Dans son communiqué, le collectif met notamment en avant la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés rencontrées par les services publics et les inquiétudes liées à la situation économique et sociale du pays. Il estime que la réponse à ces difficultés passe notamment par une plus grande concertation avec les organisations nationales et les composantes de la société civile.
Des coordinations régionales pour élargir la mobilisation
Au-delà de l’annonce de nouvelles manifestations, le Cadre de coordination entend renforcer son organisation sur le terrain. Il appelle ses différentes composantes à mettre en place des coordinations régionales afin d’améliorer la concertation entre les organisations participantes et d’élargir la mobilisation à d’autres forces civiles et sociales.
Ces structures doivent également permettre de définir des priorités adaptées aux réalités de chaque région. Le collectif entend ainsi prolonger la dynamique du 17 octobre et inscrire ses actions dans la durée.
Aucune date précise ni aucun lieu n’ont toutefois été annoncés pour les prochaines manifestations dans le communiqué rapporté le 28 octobre.
La coalition réunit notamment l’UGTT, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), l’Ordre national des avocats de Tunisie, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et l’Union des diplômés chômeurs.
Pouvoir d’achat, libertés et droits sociaux au cœur des revendications
Sur le plan politique, le collectif renouvelle ses critiques à l’égard de ce qu’il considère comme une concentration des décisions et une mise à l’écart des organisations nationales et de la société civile. Il réclame le respect des libertés publiques, l’indépendance de la justice, le droit à la défense et les garanties d’un procès équitable.
Les revendications portent également sur les conditions de vie et les droits sociaux. Le communiqué exprime notamment son soutien aux mouvements étudiants et aux mobilisations de travailleurs confrontés à des difficultés professionnelles et sociales.
Lors de la marche du 17 octobre, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées à Tunis autour de revendications sociales, syndicales et politiques. La manifestation avait réuni différentes composantes de la société civile, notamment des représentants du monde syndical, des avocats, des journalistes et des organisations de défense des droits humains.
Source : Maghreb Émergent