LE JOURNAL
Choisissez une date pour retrouver les articles complets publiés ce jour-là.
Chargement des archives…
L’Algérie, représentée par son ambassadeur et Représentant permanent auprès de l’Union africaine (UA), Mohamed Khaled, a participé, dans le cadre des réunions consultatives périodiques entre le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, aux travaux de la 20e réunion consultative annuelle des deux Conseils, tenue au siège des Nations unies à New York.
Par Adel H.
Cette réunion, tenue vendredi, a constitué une occasion de renforcer la concertation et la coordination entre les deux Conseils sur les principaux défis politiques et sécuritaires auxquels fait face le continent africain, notamment la situation au Soudan, au Soudan du Sud et dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que d’examiner les moyens de mobiliser des ressources et de définir les mécanismes de soutien futurs à la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie (AUSSOM). Lors de son intervention sur la situation au Soudan, l’Algérie a exprimé sa profonde préoccupation face à la poursuite du conflit au Soudan, qui entre dans sa quatrième année, dans un contexte de grave détérioration de la situation humanitaire, de vastes destructions des infrastructures et de déplacements massifs de la population. Elle a également mis en garde contre les risques d’extension du conflit et d’aggravation de ses dimensions régionales, sous l’effet du soutien militaire, logistique et financier extérieur, soulignant que la poursuite des affrontements pourrait menacer l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan. L’Algérie a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coopération multilatérale et d’intensifier les efforts de l’UA afin de mettre fin à la guerre, de protéger les civils et de réunir les conditions propices à la réussite du processus politique, sous la conduite et avec l’appropriation des Soudanais. A cet égard, l’Algérie a souligné la nécessité d’intensifier les efforts visant à mettre fin aux hostilités, à garantir la protection des civils et à faciliter l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire, afin de répondre aux besoins croissants des populations touchées et de limiter l’aggravation de la crise humanitaire. Réitérant l’engagement de l’UA à poursuivre son soutien au Soudan et à l’accompagner dans son processus de transition, le représentant de l’Algérie a souligné l’importance des visites de terrain effectuées par le CPS de l’UA au Soudan, notamment sa visite à Khartoum en août 2026, sous la présidence tournante par l’Algérie du Conseil, qui a permis de s’enquérir directement de l’évolution de la situation sur le terrain, de constater les répercussions humanitaires et sociales du conflit, et de réaffirmer le soutien de l’UA au Soudan dans ses efforts visant à parachever sa transition, à renforcer les institutions de l’Etat et à consolider les fondements de la paix et de la stabilité. Il a également relevé que les constatations faites sur le terrain par les membres du Conseil, notamment l’ampleur des destructions ayant affecté la capitale Khartoum, mettent en évidence l’urgence d’intensifier les efforts africains et internationaux en faveur du Soudan, non seulement en vue de mettre fin à la guerre et de rétablir la sécurité et la stabilité, mais aussi en envisageant le lancement de projets de développement et de programmes de reconstruction, à même de contribuer au rétablissement des services essentiels, à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la création des conditions propices au redressement et à la reconstruction du pays. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des démarches visant à consolider le partenariat stratégique entre l’UA et les Nations unies et à renforcer la coordination entre leurs organes chargés de la paix et de la sécurité, de manière à favoriser l’élaboration de réponses collectives plus efficaces aux crises et aux conflits sur le continent africain, et à renforcer les efforts tendant à instaurer la paix et la stabilité et à réaliser un développement durable.
81e anniversaire de l’ONU : Guterres plaide pour une ONU renforcée Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé, hier, les Etats à réaffirmer leur attachement au multilatéralisme, au droit international et aux valeurs fondatrices de l’Organisation, plaidant pour une ONU renforcée, capable de mieux répondre aux défis contemporains. «L’humanité n’a d’avenir que si nous œuvrons ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits humains», a souligné le chef de l’ONU dans son message publié à l’occasion de la Journée des Nations unies, célébrée le 24 octobre. Pour Antonio Guterres, cette journée qui marque le 81e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies, le 24 octobre 1945, est bien davantage que l’anniversaire d’une institution : elle rappelle la nécessité de l’action collective pour construire un avenir commun. Cet appel intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des crises. «Le monde est ébranlé par des conflits. Frappé de plein fouet par la crise climatique. Miné par l’aggravation des inégalités», a averti Antonio Guterres. A ces défis s’ajoutent les transformations technologiques, qui progressent, selon lui, plus rapidement que la capacité collective à les maîtriser. Face à ces bouleversements, le chef de l’ONU a appelé à revenir aux principes qui ont présidé à la création de l’Organisation : «Le dialogue, plutôt que la division. La coopération, plutôt que la confrontation. La solidarité, plutôt que la peur». Il a exhorté ainsi les Etats membres à respecter la Charte des Nations unies et le droit international, tout en renouvelant leur engagement en faveur de la coopération internationale. Quatre-vingt-un ans après sa création, Antonio Guterres a estimé que l’ONU est «plus que jamais nécessaire». Il a appelé les Etats à unir leurs efforts pour renforcer l’Organisation, afin qu’elle puisse mieux répondre aux besoins des populations et relever les défis de notre époque.
A. H./APS
Source : Le Jour d’Algérie