LE JOURNAL
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La participation algérienne aux épreuves de lutte gréco-romaine des Championnats du monde organisés à Astana, au Kazakhstan, a connu une entame particulièrement difficile.
Les six représentants nationaux engagés dans les différentes catégories de poids ont tous été éliminés dès le premier tour, au terme de combats qui ont mis en lumière l’écart existant entre les lutteurs algériens et plusieurs adversaires issus de nations solidement installées dans la hiérarchie mondiale. Ce bilan, en demi-teinte, relance logiquement les interrogations sur la qualité de la préparation, le niveau de l’encadrement technique et les moyens réellement mis à la disposition des athlètes pour leur permettre de franchir un nouveau palier sur la scène internationale.
Les Championnats du monde d’Astana constituent une échéance de premier ordre dans le calendrier mondial de la lutte. Ils réunissent les meilleurs spécialistes de la planète, issus des grandes nations traditionnelles de cette discipline, mais également des représentants de pays émergents qui ont considérablement progressé ces dernières années. Dans un contexte aussi exigeant, chaque confrontation revêt une importance particulière, d’autant plus que les résultats obtenus lors de ce type de rendez-vous servent souvent de baromètre pour évaluer le niveau réel d’une sélection nationale. C’est précisément à cette aune que la prestation algérienne doit être analysée, car les six défaites enregistrées dès l’entrée en lice traduisent une difficulté à transformer les potentialités individuelles en résultats concrets face à une opposition de très haut niveau.
Six éliminations dès le premier tour
La journée a débuté par la défaite d’Abdelkrim Fergat, dans la catégorie des -60 kg. Opposé au Kirghizistanien Kurmanbek Jabarov, classé 36e mondial, le lutteur algérien s’est incliné par tombé, quittant ainsi prématurément la compétition. Cette élimination précoce a d’emblée plongé la délégation algérienne dans une situation délicate, alors que l’objectif affiché consistait à tenter de franchir au moins un tour et d’acquérir de l’expérience face à des adversaires aguerris aux grandes compétitions internationales. Chez les moins de 63 kg, Abdeljabbar Djebari n’a pas réussi à résister au Turc Kemal Kerem, classé 21e mondial. Le représentant algérien a été battu par supériorité technique sur le score de 8-0. Une issue similaire est intervenue pour Fayçal Benferdj, engagé dans la catégorie des -67 kg, qui a subi la domination du Cubain Luis Orta Sanchez, classé 12e mondial et ancien champion olympique, vainqueur sur le score de 9-0. Face à un adversaire de cette envergure, le lutteur algérien n’a pas réussi à imposer son rythme ni à trouver les solutions nécessaires pour contrecarrer la supériorité technique de son rival.
La catégorie des -77 kg n’a pas davantage souri à l’Algérie. Chaouki Doulache a été éliminé par le Biélorusse Chvay Mamedov, classé 24e mondial, sur le score de 8-0, également par supériorité technique. Cette nouvelle défaite, concédée avec un écart important, a confirmé les difficultés rencontrées par les lutteurs algériens à rivaliser dans les phases de combat rapproché et dans la gestion des situations décisives. Les deux dernières confrontations ont livré des résultats différents, sans toutefois permettre aux Algériens de poursuivre leur parcours. Chez les moins de 87 kg, Bachir Sid Azara a livré un combat plus équilibré face au Polonais Arkadiusz Marcin Kulynycz, classé 58e mondial, avant de s’incliner sur le score de 3-1.
Malgré une issue défavorable, cette prestation a montré que le représentant algérien a su rester au contact de son adversaire et limiter les dégâts dans une rencontre où les moindres détails peuvent faire la différence. De son côté, Fadi Rouabah, engagé en -97 kg, a été battu par le Suédois Alex Bjurberg Kessidis, classé 44e mondial, par supériorité technique sur le score de 8-0. Au terme de ces six confrontations, aucun représentant algérien n’a donc réussi à franchir le cap du premier tour en lutte gréco-romaine. Si les adversaires rencontrés possèdent indéniablement des références internationales solides, l’ampleur de certaines défaites, notamment celles concédées par supériorité technique, souligne les difficultés rencontrées par la sélection nationale pour rivaliser durablement avec l’opposition mondiale.
Ce constat est d’autant plus préoccupant que la lutte gréco-romaine demeure l’une des disciplines dans lesquelles l’Algérie a régulièrement disposé de talents et de résultats continentaux encourageants. Toutefois, le passage du niveau africain ou arabe au niveau mondial exige une préparation beaucoup plus pointue, une exposition régulière aux compétitions internationales et une capacité à s’adapter rapidement aux styles de combat très variés rencontrés lors des grands rendez-vous.
A.A
Source : Planète Sport