LE JOURNAL
Choisissez une date pour retrouver les articles complets publiés ce jour-là.
Chargement des archives…
La diversification de l’économie nationale, l’accélération de l’ouverture de la zone frasque de Tindouf et l’élimination des obstacles bureaucratiques et logistiques ont dominé l’actualité institutionnelle algérienne.
Ces dossiers stratégiques, aux côtés des questions cruciales liées à l’approvisionnement en matières premières, à la sécurité hydrique et à la valorisation du patrimoine culturel et touristique, ont constitué l’ossature d’une importante séance de questions orales au Conseil de la Nation. Tenue le jeudi 5 novembre 2026 sous la présidence d’Azzouz Nasri, cette plénière a vu la participation active de membres du gouvernement, notamment le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, le ministre des Ressources en eau, Lounes Bouzegza, ainsi que la ministre des Relations avec le Parlement, Naguia Djillali. L’événement a permis de mesurer l’engagement des autorités dans l’évaluation des politiques publiques et la prise en charge des préoccupations de développement local. Dans le secteur du commerce extérieur, quatre questions majeures ont mis en lumière les ambitions et les goulots d’étranglement de l’économie nationale. Le membre du Conseil, Mohamed Belaïachi, a interrogé l’exécutif sur l’état d’avancement des préparatifs en vue de l’inauguration officielle et effective de la zone franche de Tindouf, perçue comme un levier incontournable pour dynamiser les échanges transfrontaliers et renforcer l’ancrage de l’Algérie sur les marchés africains. De son côté, Kamel Khalifati a soulevé la persistance de la faiblesse des exportations hors hydrocarbures. Il a interpellé le gouvernement sur les mesures concrètes envisagées pour juguler les entraves douanières et logistiques rencontrées par les exportateurs, tout en questionnant l’efficacité réelle des dispositifs de soutien et des incitations fiscales à la lumière d’une évaluation de terrain. Farid Joumani a quant à lui focalisé son intervention sur les difficultés entravant l’exportation des dattes algériennes, insistant sur la nécessité d’assouplir les circuits de commercialisation à l’international. Enfin, Ayoub Ouina a abordé les répercussions de l’encadrement des importations de matières premières destinées aux industries de transformation plastique et de l’emballage, appelant à des clarifications sur l’impact de ces restrictions quant à la disponibilité et aux prix sur le marché intérieur, ainsi que sur les dispositions prévues pour parer à toute pénurie. Le volet culturel et touristique n’a pas été en reste, illustrant la volonté de préserver le riche patrimoine matériel du pays tout en optimisant sa rentabilité économique. Slimane Ouiden a ainsi plaidé pour une révision des tarifs d’accès aux parcs culturels du Tassili n’Ajjer et du Ahaggar au profit des touristes locaux et étrangers, suggérant une redistribution des recettes perçues entre les budgets des communes, des wilayas et du Trésor public. Pour sa part, Mohamed Rabah a pointé du doigt les complexités découlant du classement global de la vieille ville de Médéa, en insistant impérativement sur la protection juridique de la propriété privée dans le cadre de la législation patrimoniale. Dans le même sillage, Abdelkader Boubidi s’est enquis du calendrier d’examen du dossier d’officialisation de la manifestation du « Souk de l’Aïd Automnal » dans la wilaya de Batna, dans l’optique de lui conférer un label de festival national ou local. S’agissant des ressources en eau, secteur névralgique pour la sécurité humaine et agricole, les interpellations ont traduit des urgences régionales patentes. Charef Reghighi a soulevé la question de la protection des terres agricoles et du curage du lit de l’oued Chlef, en insistant particulièrement sur le tronçon traversant les communes d’El Sour, Sidi Belattar et Ould Maallah dans la wilaya de Mostaganem. De son côté, Lakhdar Moulay Saadoun a interpellé le gouvernement sur la crise d’alimentation en eau potable qui asphyxie la ville d’Ain Beida et ses environs dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, exigeant un plan d’action définitif assorti de délais d’exécution précis. Enfin, Omar Dahchar a questionné l’exécutif sur les raisons objectives qui motivent l’arrêt persistant des travaux de réalisation de la station compacte d’approvisionnement en eau dans la wilaya de Chlef. En somme, cette dizaine de questions orales reflète la complexité et la transversalité des défis auxquels fait face l’action gouvernementale, articulant habilement impératifs macroéconomiques, exigences du développement local et préservation de l’identité culturelle.
Selma Dey
Source : L’Écho d’Algérie