LE JOURNAL
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Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché renforce son dispositif de surveillance des prix et de lutte contre les pratiques commerciales illégales. Au cours des huit premiers mois de 2026, plus de deux millions d’interventions ont été effectuées à travers le territoire national, permettant de relever plus de 150 000 infractions et d’engager des procédures judiciaires contre plus de 144 000 commerçants.
Ces chiffres ont été communiqués mercredi par Noureddine Haridi, directeur central au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché, lors de son intervention dans l’émission « L’Invité du matin » de la Chaîne 1 de la Radio algérienne.
Le responsable a également révélé que les services de contrôle ont relevé des pratiques commerciales illégales, notamment des fraudes et des infractions liées à la facturation, pour un montant estimé à 17 milliards de dinars.
Une plateforme numérique pour anticiper les hausses
Parallèlement au renforcement des opérations de contrôle, le ministère a lancé une plateforme numérique unifiée destinée à surveiller l’évolution des prix sur le marché national.
Reliant les différents secteurs concernés, ce dispositif permettra de détecter les augmentations anormales, d’analyser les données disponibles et de déclencher des mesures correctives avant que les déséquilibres ne s’aggravent.
Le ministère prévoit également de publier régulièrement les prix de gros et de détail sur ses plateformes électroniques. Des applications numériques permettront aux citoyens de signaler les hausses injustifiées et les pratiques commerciales abusives.
L’objectif est de renforcer la transparence des transactions et de faciliter l’intervention des services compétents.
Vers un plafonnement des prix des produits essentiels
Autre mesure annoncée : l’élaboration d’un mécanisme de plafonnement des prix de certains produits de large consommation, notamment les légumes secs, les viandes et les légumes.
Ce dispositif devra tenir compte des coûts de production propres à chaque région et reposer sur une détermination transparente des marges bénéficiaires.
Sa mise en œuvre nécessitera une coordination avec le ministère de l’Agriculture et les organismes techniques concernés, afin de définir des critères précis de formation des prix.
Un système de suivi des stocks sera également développé pour prévenir les pénuries, limiter les interventions spéculatives et garantir un approvisionnement régulier des marchés.
La facturation au cœur de la lutte contre la fraude
Le ministère entend, par ailleurs, renforcer l’obligation de facturation, particulièrement dans les circuits de commercialisation des produits agricoles.
Cette mesure doit permettre d’assurer une meilleure traçabilité des marchandises, du producteur au consommateur, tout en réduisant les transactions informelles et les pratiques spéculatives.
La simplification des procédures de facturation et la mise en place d’outils électroniques de suivi des prix figurent également parmi les priorités annoncées.
Selon Noureddine Haridi, l’ensemble de ces dispositions s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à stabiliser les marchés, à lutter contre les augmentations injustifiées des prix et à préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Yasmine Derbal
Source : L’Écho d’Algérie