LE JOURNAL
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Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a choisi la Maison de la culture de Béjaïa pour lancer un vibrant appel à la mobilisation. Devant un parterre de militants et de sympathisants, le responsable politique a exhorté les citoyens à s’emparer des urnes le jour «J», élevant la participation civique au rang de devoir historique. Au cœur de son allocution, Youcef Aouchiche a lancé un appel appuyé à la «majorité silencieuse», l’invitant à rompre avec l’abstention pour renverser les rapports de force au sein de la société. «Le pays a besoin de vous pour faire basculer le rapport de force et vous avez une responsabilité importante et historique, ne pas se mettre en marge et laisser l’opportunité pour consacrer le changement, de repenser le mode de gouvernance et rompre avec la gestion actuelle», a-t-il déclaré avec force. Pour le leader du FFS, convaincre les citoyens qui se sont détournés du processus politique par défiance est une urgence absolue. Il a rappelé qu’en l’absence d’une véritable adhésion populaire, toute légitimité électorale s’en trouve fragilisée. Dans la même dynamique, il a plaidé pour un retour aux référents historiques et a tendu la main aux forces du progrès et aux patriotes afin de bâtir une alternative démocratique unitaire. Au sujet de la présence du parti sur seulement 165 listes à l’échelle nationale, Youcef Aouchiche n’a pas éludé les difficultés. Il a imputé cette configuration aux entraves d’un régime électoral jugé inéquitable, incapable de garantir des chances égales entre les différents candidats et propice à l’exclusion. Il a ainsi rappelé les désillusions passées, marquées par des arbitrages électoraux rigides, à l’instar des législatives précédentes où le parti s’est vu dépouillé de sièges malgré la confiance exprimée par les citoyens. Sur le plan local, le premier secrétaire du FFS a salué le bilan des élus du parti à Béjaïa, affirmant que «beaucoup de projets n’auraient pas été concrétisés sans les élus du FFS». Un vibrant hommage a été rendu aux présidents successifs de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), citant notamment Bachir Barket et Mohamed Bettache. Déclinant la vision du parti pour la gestion locale, M. Aouchiche a insisté sur les réformes à porter lors de la révision des codes communal et de wilaya, dont une décentralisation effective pour libérer les initiatives locales et encourager la participation citoyenne, un statut particulier au maire, le desserrement de l’étau bureaucratique sur les collectivités territoriales et plus de moyens leur permettant de mener leur politique de développement et la consécration d’une démocratie participative réelle pour transformer en profondeur le lien entre la société et la gouvernance. «Le FFS n’a pas d’ambitions personnelles, mais des ambitions pour dynamiser les communes», a-t-il résumé, avant que cet engagement ne se scelle symboliquement par la signature, de la part des candidats, de la charte d’éthique du parti.
Hocine Cherfa
Source : Le Jour d’Algérie