LE JOURNAL
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Lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a réaffirmé, hier, l’engagement de l’Algérie en faveur d’une coopération internationale renforcée dans le secteur gazier.
Par Meriem B.
Le ministre a notamment insisté sur le respect de la souveraineté des États, l’accroissement des investissements et la nécessité de garantir une transition énergétique réaliste, adaptée aux spécificités de chaque pays. L’Algérie réaffirme son attachement au renforcement de la coopération internationale dans le domaine du gaz et à la défense du droit des États à déterminer librement leurs trajectoires énergétiques. C’est le message porté par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), tenue dans le cadre des préparatifs du 8e Sommet de l’organisation. Dans son allocution, prononcée lors de cette réunion présidée par le ministre d’État nigérian aux Ressources pétrolières, chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, en présence du secrétaire général du GECF, Philip Mshelbila, ainsi que de ministres et de chefs de délégation des pays membres, Mohamed Arkab a souligné l’importance du respect de la souveraineté des Etats sur leurs ressources naturelles. Le ministre a également plaidé pour un accès équitable aux technologies, aux financements et aux marchés, estimant que ces conditions sont indispensables pour assurer un approvisionnement énergétique fiable à des prix abordables, tout en soutenant le développement durable. Dans un contexte marqué par les mutations du marché énergétique mondial, Mohamed Arkab a mis en avant le rôle stratégique du gaz naturel dans la sécurité énergétique, le développement socio-économique et la réussite d’une transition énergétique équilibrée et réaliste. Pour le ministre, les politiques de transition doivent tenir compte des spécificités nationales et des différents niveaux de développement, afin de concilier les impératifs environnementaux avec les besoins croissants en énergie. Il a, dans ce sens, appelé à renforcer les investissements dans l’ensemble de la chaîne de valeur du gaz, depuis l’exploration et la production jusqu’au transport, à la liquéfaction, au stockage et aux infrastructures de réception. Il a également insisté sur l’importance des contrats à long terme et d’une meilleure visibilité des marchés, deux facteurs essentiels pour encourager les projets structurants et garantir la stabilité des approvisionnements. Le développement des infrastructures gazières et la prévisibilité des marchés constituent, selon lui, des conditions déterminantes pour assurer un équilibre durable entre la fiabilité de l’offre et la stabilité de la demande. Sur le volet environnemental, le ministre d’État a appelé à intensifier les efforts visant à réduire les émissions de méthane et le torchage du gaz, tout en veillant à ce que les mesures environnementales ne deviennent pas des obstacles au commerce international ni des facteurs de fragmentation des marchés. Mohamed Arkab a, par ailleurs, mis l’accent sur le rôle de l’innovation et des technologies modernes dans la transformation de l’industrie gazière, notamment le captage et le stockage du carbone (CSC), l’intelligence artificielle et le renforcement de la sécurité des installations. Dans cette perspective, il a plaidé pour le développement de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger, afin d’en faire un centre d’excellence dédié à la recherche, à la formation et au transfert de technologies. L’objectif est de renforcer les capacités des pays membres et de favoriser l’émergence de nouvelles perspectives pour l’industrie gazière.
L’Algérie mise sur le développement de ses ressources Evoquant les efforts nationaux, le ministre a rappelé les initiatives engagées par l’Algérie pour valoriser ses ressources gazières, renforcer ses infrastructures et améliorer la performance environnementale du secteur des Hydrocarbures. Il a notamment fait référence aux résultats de l’appel d’offres «Algeria Bid Round 2024» et au lancement d’«Algeria Bid Round 2026», dans le cadre de la dynamique visant à développer le potentiel national en hydrocarbures. L’Algérie entend également poursuivre ses actions pour réduire le torchage du gaz et les émissions de méthane, tout en favorisant des pratiques à faible empreinte carbone. A ce titre, Mohamed Arkab a réaffirmé la disponibilité du pays à partager son expérience avec les autres États membres, notamment dans les domaines de l’efficacité énergétique et du développement de solutions moins émettrices de carbone. Le 25e anniversaire de la création du GECF, qui coïncide avec la tenue de son 8e Sommet, constitue, selon Mohamed Arkab, une occasion de renouveler les ambitions de l’organisation et de valoriser les ressources ainsi que l’expertise accumulées au fil des années. Le ministre a également souligné l’importance de la révision attendue de la stratégie à long terme du Forum, appelée à renforcer sa capacité d’anticipation face aux mutations internationales et à orienter l’action collective vers les priorités de la prochaine étape. Rappelant que l’organisation en Algérie du 7e Sommet, en 2024, avait constitué une étape importante dans le parcours du Forum, il a estimé que cette rencontre avait contribué à renforcer la concertation et la coordination entre les Etats membres et les pays observateurs. L’Algérie souhaite ainsi que le 8e Sommet représente une nouvelle opportunité de consolider cette dynamique, de lancer des initiatives communes au service des intérêts des pays membres et de renforcer la position du GECF comme référence dans l’analyse des évolutions du secteur énergétique mondial. Les discussions ont également porté sur les conditions nécessaires à la sécurité énergétique à long terme, notamment le développement de nouvelles capacités d’exploration et de production, l’extension des réseaux de transport ainsi que le renforcement des installations de liquéfaction, de réception et de regazéification. Compte tenu de l’ampleur des investissements requis et des délais de réalisation des infrastructures, la stabilité des marchés et la visibilité à long terme demeurent des enjeux majeurs. Outre les orientations politiques et économiques défendues par les pays membres, la réunion ministérielle a été consacrée à l’examen des rapports relatifs aux activités et à la gestion du Forum, ainsi qu’aux documents préparatoires du 8e Sommet. Les participants ont notamment examiné le projet de «Déclaration de Moscou», le rapport annuel 2026 sur le marché du gaz, le rapport prospectif sur les perspectives mondiales du gaz à l’horizon 2055 et le bulletin statistique annuel 2026. A travers ces travaux, le GECF entend renforcer la coordination entre ses membres et approfondir sa réflexion sur les perspectives du marché gazier mondial, dans un environnement énergétique en pleine évolution.
M. B.
Source : Le Jour d’Algérie