LE JOURNAL
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Le marché parallèle des devises en Algérie connaît un nouveau changement de tendance. Alors que le dollar avait récemment pris l’avantage sur l’euro face au dinar algérien, la situation s’est inversée cette semaine. La monnaie européenne retrouve une dynamique haussière, tandis que le billet vert enregistre un repli. Un retournement qui intervient dans un contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande de devises, particulièrement pour l’euro.
Ce samedi 7 novembre 2026, les cambistes proposent le billet de 100 euros à 27 700 dinars à la vente, contre 27 600 dinars jeudi et 27 550 dinars il y a cinq jours. À l’achat, la même somme s’échange autour de 27 450 dinars en moyenne.
Cette progression marque une reprise après plusieurs semaines de relative stabilité. Elle contraste également avec l’évolution observée une semaine auparavant, lorsque l’euro avait reculé face au dinar, pendant que le dollar poursuivait son ascension sur le marché informel.
L’euro profite d’une demande plus importante
Le changement de tendance observé ces derniers jours s’explique principalement par l’évolution des besoins en devises. Selon un cambiste, la demande pour la monnaie européenne s’est renforcée alors que les quantités proposées à la vente ont diminué. Ce décalage entre l’offre et la demande exerce une pression à la hausse sur le cours de l’euro.
À l’inverse, le dollar connaît actuellement un mouvement de repl i. Les deux principales monnaies étrangères évoluent ainsi dans des directions opposées sur le marché parallèle algérien. Cette évolution montre que les cotations ne suivent pas nécessairement une trajectoire commune et dépendent aussi des besoins spécifiques des acheteurs et des disponibilités de chaque devise.
Novembre, une période traditionnellement moins favorable à l’offre d’euros
Le calendrier joue également un rôle important dans l’évolution actuelle du marché. Le mois de novembre correspond généralement à une période de ralentissement des arrivées de membres de la diaspora algérienne en provenance d’Europe, notamment de France.
Après les vacances scolaires de la Toussaint, qui constituent une période de déplacements entre la France et l’Algérie, les retours au pays deviennent généralement moins fréquents. Cette diminution des déplacements réduit l’une des principales sources d’approvisionnement du marché parallèle en billets étrangers.
En effet, les membres de la diaspora contribuent de manière importante à l’alimentation du circuit informel en devises. Lors de leurs déplacements en Algérie, une partie des euros apportés est échangée auprès des cambistes, augmentant ainsi les disponibilités sur le marché. Lorsque ces arrivées se raréfient, les quantités de billets proposées à la vente peuvent diminuer.
Cette situation tend généralement à se prolonger durant les dernières semaines de l’année, même si les déplacements reprennent ponctuellement à l’approche des fêtes de fin d’année et du réveillon, lorsque certains membres de la communauté algérienne établie à l’étranger choisissent de passer cette période au pays.
Une évolution à surveiller à l’approche de la fin de l’année
Le retour de la pression haussière sur l’euro intervient donc dans une période où l’offre de billets en provenance de l’étranger tend à se contracter. Si la demande continue de progresser sans augmentation équivalente des quantités disponibles, les cotations pourraient rester orientées à la hausse.
L’évolution des déplacements de la diaspora, les besoins des particuliers et les disponibilités auprès des cambistes seront ainsi déterminants pour la trajectoire de l’euro face au dinar au cours des prochaines semaines.
Source : Maghreb Émergent