LE JOURNAL
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Face à la propagation d’informations alarmistes sur les réseaux sociaux évoquant une rupture d’approvisionnement et une hausse des prix de l’huile de table, trois grands producteurs nationaux, Cevital, SIM et La Belle, rassurent les consommateurs sur la disponibilité de ce produit de base. Les industriels assurent que la production et la distribution se poursuivent normalement, pointant indirectement les informations infondées qui alimentent les inquiétudes sur le marché. La circulation de fausses informations sur une éventuelle pénurie d’huile de table et une possible augmentation de ses prix remet sur le devant de la scène les pratiques des acteurs de l’informel, qui contribuent à entretenir la confusion et les tensions sur le marché. Dans ce contexte, les principaux producteurs nationaux ont tenu à apporter des clarifications, affirmant sans ambiguïté qu’aucune perturbation n’affecte leurs activités de production et de distribution. Dans trois communications distinctes, les groupes Cevital, SIM et La Belle ont ainsi tenu à rassurer les consommateurs sur la disponibilité de ce produit de première nécessité, démentant les informations alarmistes relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public, Cevital Agroalimentaire a indiqué qu’elle veille régulièrement à assurer l’approvisionnement de ses huiles alimentaires sur le marché national. L’entreprise a surtout insisté sur le fait qu’« aucune perturbation n’impacte ni la production ni la distribution» à ce jour. De son côté, le groupe SIM Industries alimentaires a confirmé, jeudi 5 novembre, que la production d’huile de table se poursuit normalement sous ses deux marques commerciales, Zitna et El Bahia. Le groupe précise que ses unités de production fonctionnent régulièrement et que la matière première est disponible. Il assure également veiller à l’approvisionnement du marché pour répondre aux besoins de la demande nationale. Ces assurances rejoignent celles du groupe La Belle, exprimées dans un communiqué publié mercredi 4 novembre. L’entreprise a tenu à rassurer les citoyens quant à la disponibilité de l’huile sur le marché, soulignant que ses unités de production fonctionnent normalement et à pleine capacité. Elle affirme que les quantités produites sont suffisantes pour couvrir les besoins des consommateurs dans les différentes régions du pays. Le groupe réitère, dans ce sens, son engagement à poursuivre sans interruption ses activités de production et d’approvisionnement, afin de contribuer à la stabilité du marché et à la disponibilité continue de ce produit de large consommation. Un produit subventionné aux prix réglementés Ces mises au point interviennent alors que les publications alarmistes circulant sur les réseaux sociaux ont suscité des inquiétudes chez certains consommateurs, alimentant les craintes d’une éventuelle rupture de l’approvisionnement. La propagation de telles informations, notamment lorsqu’elles sont relayées sans vérification, risque de favoriser les comportements de stockage et de créer une tension artificielle sur le marché. Pourtant, les données relatives à la production nationale et les assurances apportées par les industriels témoignent d’une situation qui ne fait état d’aucune perturbation au niveau des unités de production. L’Algérie produit plus d’un million de tonnes d’huile de table par an. Ce produit figure parmi les produits de large consommation subventionnés par l’État et reste commercialisé à des prix réglementés : 125 DA pour le format d’un litre, 250 DA pour deux litres et 650 DA pour cinq litres. Par ailleurs, les pouvoirs publics suivent de près l’évolution de l’approvisionnement du marché. Le 26 octobre dernier, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a tenu une réunion de travail avec les producteurs d’huile et de sucre, en présence de représentants des secteurs de l’Industrie et du Commerce extérieur. Cette rencontre avait notamment porté sur l’examen des stocks de sécurité, des capacités de production et des mesures à prendre pour garantir la disponibilité de ces produits, particulièrement à l’approche du mois de Ramadhan. Au-delà des démentis des producteurs, la question de la diffusion de fausses informations mérite ainsi une attention particulière. Les acteurs de l’informel qui cherchent à tirer profit des tensions sur les produits de large consommation peuvent contribuer à amplifier les rumeurs et à perturber la confiance des consommateurs, alors même que les industriels assurent maintenir un approvisionnement régulier du marché national. Ania N.
Source : Le Courrier d’Algérie