LE JOURNAL
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Le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), Jean Kaseya, a appelé à renforcer la coopération entre les pays africains face à l’extension de l’épidémie d’Ebola, dont la République démocratique du Congo (RDC) reste l’épicentre.
« La situation reste extrêmement grave », a-t-il déclaré, estimant que les cas signalés au Kenya et au Nigeria imposaient une mobilisation coordonnée à l’échelle du continent.
Une réunion des ministres africains de la Santé se tiendra le 28 octobre pour renforcer la riposte transfrontalière et la surveillance dans les établissements de santé publics et privés. L’épidémie a été déclarée « urgence de santé publique de sécurité continentale » par le CDC Afrique dès le 18 mai.
« Cette réunion nous permettra principalement de discuter de la manière dont nous pouvons renforcer les activités transfrontalières, mais aussi les capacités de surveillance des hôpitaux privés et publics », a précisé Jean Kaseya.
Selon les données arrêtées au 18 octobre, la RDC comptait environ 9 600 cas confirmés et 4 600 décès, soit un taux de létalité proche de 48 %.
Le Kenya et le Nigeria renforcent la surveillance
Au Kenya, neuf cas avaient été recensés au 20 octobre, selon Jean Kaseya. Tous figuraient parmi les contacts déjà suivis par les autorités sanitaires, a-t-il précisé, jugeant la situation maîtrisée à ce stade.
« Pas de panique pour le moment. Tout est sous contrôle du côté kényan », a-t-il affirmé.
Au Nigeria, 44 personnes ayant été en contact avec le cas identifié ont été placées sous suivi. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres contacts, selon le responsable du CDC Afrique.
Concernant l’Ouganda, qui a annoncé la fin de l’épidémie sur son territoire, Jean Kaseya a appelé à maintenir la vigilance face au risque de transmission transfrontalière.
Source : Echorouk