LE JOURNAL
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Les prix du pétrole ont poursuivi leur ascension vendredi. selon l’AFP, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a progressé de 3,14 % à 116,72 dollars, un niveau inédit depuis près de six mois.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 3,82 % à 103,27 dollars. “ Le pétrole bondit alors que le bras de fer s’intensifie entre Washington et Téhéran”, résument les analystes de Briefing.com.
Reuters confirme la meme tendance pour la cloture de vendredi. Sur la semaine, le Brent gagne 6 % et le WTI 2,3 %. En séance, le Brent a atteint un plus haut de 117,45 dollars. jeudi, Reuters avait rapporté que Saudi Aramco avait ordonné l’évacuation de son siège de Dahran, alors que les combats s’intensifiaient avec les Houthis. Les Émirats arabes unis ont par ailleurs signalé une fuite de pétrole sans identifier la cause.
Les États-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce week-end, a déclaré vendredi l’émissaire américain Tom Barrack, après la multiplication des menaces de Washington et d’Israël en ce sens ces derniers jours. Mais le president américain Donald Trump avait jusque-là laissé entendre que cela ne se produirait pas avant les élections législatives américaines du 3 novembre.
Le marché s’inquiète aussi des attaques répétées des Houthis du Yémen contre des infrastructures civiles en Arabie Saoudite, notamment des sites pétroliers et des aéroports. “De nombreuses incertitudes subsistent quant aux volumes de pétrole réellement disponibles sur le marché”, écrit dans une note Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.
Selon la plateforme de suivi maritime Kpler, les volumes de barils exportés par les pays du Golfe sont revenus au-delà de leurs niveaux d’avant-guerre lors de la semaine achevée le 18 octobre. Toute fois, “le marché est de plus en plus préoccupé par la possibilité que de nouvelles attaques endommagent les infrastructures de production, de transformation ou d’exportation, provoquant des perturbations difficiles à résoudre”, explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Source : Maghreb Émergent