LE JOURNAL
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Dans une allocution prononcée lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) et préparatoire du 8e Sommet du Forum, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a fait connaître, lundi, à Moscou, les projets énergétiques de l’Algérie particulièrement en direction du continent africain. Il a rappelé que l’Algérie œuvre, dans le cadre de la vision du président Abdelmadjid Tebboune, à permettre aux pays africains d’exploiter leurs ressources énergétiques, mettant en avant les efforts du groupe Sonatrach en matière de transfert de technologie vers les pays africains. Dans cet esprit, il a évoqué les projets de Sonatrach au Niger, soulignant que le groupe public s’emploie à aider ce pays à développer ses infrastructures énergétiques dans le domaine des hydrocarbures. Mohamed Arkab a également parlé des projets prévus au Sénégal et en Namibie. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’Algérie en faveur du renforcement de la coopération internationale dans le domaine du gaz, soulignant le droit des États de choisir leurs trajectoires énergétiques. Le ministre d’État a fait état de la coopération énergétique avec la Russie, à travers trois grands projets communs en Algérie où des résultats « très positifs » sont enregistrés. Il a appelé de ses vœux l’élargissement du partenariat à d’autres domaines, en particulier les services pétroliers dans les puits et le transport du gaz. Mohamed Arkab a souligné le rôle de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI) relevant du GECF, dont le siège se trouve à Alger, en rapport avec l’importance de l’innovation et des technologies modernes, notamment le captage et le stockage du carbone (CSC), l’intelligence artificielle et le renforcement de la sécurité des installations. Il a appelé à développer le GRI, pour en faire un centre d’excellence en matière de recherche, de formation et de transfert de technologies, et ainsi, renforcer les capacités des pays membres et ouvrir de nouvelles perspectives au développement de l’industrie gazière. Pour sa part, a-t-il précisé, à ce propos, l’Algérie met à la disposition du GRI des moyens techniques modernes et réunit les conditions nécessaires pour lui permettre de jouer pleinement son rôle à toutes les étapes de la chaîne de valeur du gaz naturel. Le ministre d’État a également passé en revue les efforts de l’Algérie en matière de valorisation et de développement de ses ressources gazières, de renforcement de ses infrastructures et d’amélioration de la performance environnementale du secteur des hydrocarbures, rappelant à ce titre, les résultats de l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2024 » et le lancement « d’Algeria Bid Round 2026 ». Mettant en avant le fait que l’Algérie poursuit ses efforts visant à réduire le torchage du gaz et les émissions de méthane, ainsi qu’à renforcer des pratiques à faible empreinte carbone, Mohamed Arkab a souligné que l’Algérie est disposée à partager son expérience avec les États membres dans ce domaine, ainsi qu’en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique et de développement de solutions à faible empreinte carbone. Il a souligné la nécessité de garantir un accès équitable aux technologies, aux financements et aux marchés, afin d’assurer la fourniture d’une énergie fiable et à des prix abordables, tout en soutenant le développement durable, relevant le rôle stratégique du gaz naturel dans le renforcement de la sécurité énergétique, le soutien au développement socio-économique et la garantie d’une transition énergétique « équilibrée » et « réaliste » prenant en compte les spécificités des pays et leurs niveaux de développement. D’autre part, le ministre d’État a affirmé que la garantie de la sécurité énergétique nécessitait de parvenir à un équilibre durable entre la fiabilité des approvisionnements et la stabilité de la demande, à travers le développement de nouvelles capacités dans le domaine gazier, notamment en matière d’exploration et de production, de réseaux de transport, ainsi que d’installations de liquéfaction, de réception et de regazéification. Il a, en outre, souligné que les investissements et la durée de réalisation des infrastructures faisaient de la stabilité des marchés et de la visibilité à long terme des éléments « essentiels ». M’hamed Rebah
Source : Le Courrier d’Algérie