LE JOURNAL
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Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Brahim Merad, a présenté, hier, devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), les objectifs et le budget sectoriel de son département pour l’exercice 2027.
Par Fatima Arab
L’enveloppe proposée s’élève à 1 562,5 milliards de dinars en autorisations d’engagement et à 1 557,4 milliards de dinars en crédits de paiement, avec pour principales priorités le soutien aux collectivités locales, le financement des projets de proximité, la modernisation de l’administration et le renforcement de la sécurité. Cette présentation s’est deroulée lors d’uneréunion présidée par Abdelhafid Brima, président de la Commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, et du président du groupe parlementaire des indépendants, Hani Ahcène. Le président de la Commission a salué les efforts déployés par le secteur de l’Intérieur et des Collectivités locales pour la mise en œuvre de la politique de l’État en matière d’amélioration de la gestion locale et de préservation de l’ordre public. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation optimale des ressources publiques et d’atteindre les objectifs stratégiques fixés, afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique et la qualité des services rendus aux citoyens. Le budget proposé accorde une place importante au soutien des collectivités locales et au financement des projets de proximité. Les actions prévues concernent, selon la présentation fournie par M. Merad, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, le raccordement à l’électricité et au gaz, ainsi que l’entretien des routes communales et des écoles primaires. «Ces interventions visent à améliorer le cadre de vie des citoyens et à répondre aux besoins exprimés à l’échelle locale». Le projet prévoit également des mesures destinées à améliorer la gestion des affaires locales, à renforcer les ressources fiscales des collectivités et à accroître l’efficacité de la dépense publique, dans l’objectif de favoriser un développement territorial équilibré. La mobilisation de ressources au profit des communes constitue ainsi l’un des axes de cette programmation budgétaire, dans un contexte marqué par les attentes des élus en matière d’équipements, d’entretien des infrastructures et d’amélioration des prestations de proximité, a souligné le ministre dans sa présentation. L’autre volet important du programme concerne la poursuite de la mise en place de l’organisation territoriale. Le secteur prévoit de mobiliser les moyens nécessaires à l’installation de onze nouvelles wilayas et de deux circonscriptions administratives, celles d’El Eulma et de Maghnia. Cette opération s’accompagne d’un effort annoncé en faveur de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration, avec l’objectif d’améliorer le fonctionnement des services publics et de faciliter les démarches des citoyens. Le budget prévoit également le renforcement de la sécurité nationale et le développement des capacités de la Protection civile en matière de prévention, d’intervention et de sauvetage. Ces orientations s’inscrivent dans les missions du secteur liées à la protection des personnes et des biens, ainsi qu’au maintien de l’ordre public.
Police de l’urbanisme et statut de la commune À l’issue de la présentation, les députés ont salué les efforts de l’État en faveur des collectivités locales, du renforcement de la sécurité et de la modernisation de l’administration. Les débats ont toutefois fait ressortir plusieurs préoccupations liées à la gestion quotidienne des communes et à l’amélioration des services publics. Parmi les questions soulevées figure notamment le calendrier de promulgation des nouveaux textes relatifs à la commune et à la wilaya, ainsi que du statut des collectivités locales. Les élus ont également insisté sur la nécessité de renforcer les moyens matériels des communes, particulièrement leurs parcs dédiés à la collecte des déchets et à la propreté urbaine. La réactivation du rôle de la police de l’urbanisme a également été évoquée, de même que la création de centres de sûreté urbaine et de sièges de la Protection civile, notamment dans les zones forestières. La lutte contre les bandes de quartiers a, par ailleurs, figuré parmi les préoccupations exprimées lors des échanges. Les députés ont aussi abordé la question de la restauration scolaire, en proposant une réévaluation des repas servis aux élèves. Sur le plan économique, ils ont plaidé pour un renforcement du rôle des communes dans la promotion de l’investissement, la création de richesses et la génération d’emplois. Les interventions ont également porté sur la possibilité de revoir le découpage territorial de certaines communes et de promouvoir les annexes des grandes communes au rang de communes à part entière. L’élargissement des services numériques figure aussi parmi les attentes exprimées, parallèlement à la demande d’établissement d’un calendrier précis pour la prise en charge des projets accusant des retards.
F. A.
Source : Le Jour d’Algérie