LE JOURNAL
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Le ministre des Finances, Mohammed Lamine Lebbou, en apporté des éclaircissements sur l ‘article 218 du projet de loi de finances (PLF) 2027 relatif à la révision des prix des carburants, qui a suscité des interrogations parmi les députés lors de son examen à l’Assemblée populaire nationale (APN).
Intervenant jeudi 5 novembre devant les parlementaires, le ministre a expliqué que cette disposition, qui prévoit la possibilité d’une révision des prix des produits pétroliers, ne signifie pas qu’une augmentation des tarifs à la pompe est prévue dans le cadre du prochain exercice budgétaire.
« Concernant l’article 218 du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 qui accorde aux parties prenantes le droit de réviser les prix des produits pétroliers, nous avons été surpris par l’ampleur des réactions suscitées par cette disposition, d’autant plus que l’esprit de la loi de finances 2027 est de préserver le pouvoir d’achat et qu’aucune hausse n’a été inscrite dans le projet de loi » , a-t-il déclaré.
Pour lever toute ambiguïté, Mohamed Lamine Lebou a assuré que toute décision d’augmentation aurait nécessairement fait l’objet d’une inscription dans le projet de loi et d’une évaluation de ses conséquences financières. « Si l’État avait aujourd’hui l’intention d’ajouter ne serait-ce qu’un dinar au prix de l’essence, cela aurait été légiféré, intégré, débattu et chiffré dans le budget » , a-t-il souligné.
Le ministre a également précisé que la mesure prévue par l’article 218 concerne uniquement « certaines activités industrielles » . Il n’a toutefois pas détaillé les activités visées ni précisé les modalités de cette révision. Il a, en revanche, insisté sur le sens du terme employé dans le texte, qui ne signifie pas nécessairement une augmentation. « Même sur le plan linguistique, le terme « révision » signifie aussi bien une hausse qu’une baisse » , a-t-il fait remarquer, écartant ainsi toute interprétation faisant de cette disposition une annonce d’augmentation des prix à la consommation.
Le ministre des Finances a par ailleurs rappelé que toute modification des prix des carburants constitue une décision qui nécessite une évaluation de ses répercussions sur les ménages. Dans un contexte économique marqué par les contraintes sur le pouvoir d’achat, une hausse des tarifs pourrait avoir des conséquences sur les dépenses des citoyens et sur les coûts de nombreux produits et services.
Mohamed Lamine Lebou a ainsi qualifié la révision des prix des carburants de « chose sérieuse » , compte tenu de ses effets directs sur la population. « On ne peut prendre des décisions de cette manière, d’autant que vous connaissez la sensibilité de la société face à de telles augmentations. En tant qu’État social, la préservation du pouvoir d’achat fait partie de notre ADN » , a-t-il expliqué.
Source : Algérie Eco