LE JOURNAL
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Invité de l’émission « Face à BFM » sur BFMTV, Dominique de Villepin a vivement critiqué la stratégie de fermeté défendue par une partie de la droite et de l’extrême droite françaises à l’égard de l’Algérie. Face à Marion Maréchal, l’ancien Premier ministre a plaidé pour une reprise du dialogue entre Paris et Alger, estimant que la politique du rapport de force risque d’aggraver les tensions plutôt que de résoudre les différends.
Alors que les relations entre les deux pays restent marquées par des désaccords diplomatiques persistants, cet échange a mis en évidence les divergences au sein de la classe politique française sur la conduite à tenir envers Alger.
Dominique de Villepin a dénoncé ce qu’il considère comme une « diplomatie de l’escalade », jugeant la situation actuelle entre les deux capitales « inacceptable ». Il a notamment contesté les appels à une dénonciation unilatérale de l’accord franco-algérien de 1968, qui encadre notamment les conditions de séjour et d’emploi des ressortissants algériens en France.
Pour l’ancien chef du gouvernement, chercher à obtenir des concessions d’Alger tout en envisageant de remettre unilatéralement en cause les accords existants relève d’une démarche contradictoire. Il estime que les dossiers sensibles doivent être traités dans le cadre de négociations entre les deux États, plutôt que par une succession de mesures destinées à accentuer la pression.
Au cours du débat, il a également critiqué la stratégie défendue par plusieurs responsables de droite, notamment Bruno Retailleau. Selon lui, la surenchère politique ne garantit pas de résultats concrets et risque, au contraire, de compliquer le règlement des différends diplomatiques et judiciaires entre Paris et Alger.
La position de l’ancien Premier ministre repose sur la nécessité de maintenir un canal de négociation entre Paris et Alger. À ses yeux, une remise en cause unilatérale des accords ne saurait suffire à régler les difficultés actuelles, qui exigent des discussions sur les désaccords et les intérêts des deux pays.
L’échange avec Marion Maréchal illustre ainsi les divisions de la classe politique française sur la politique à mener envers l’Algérie. Entre les partisans d’une pression accrue sur Alger et ceux qui privilégient la négociation, le choix de la stratégie diplomatique demeure au cœur du débat. Par : S.A.B
Source : Le Provincial