LE JOURNAL
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Le président de la République a, à la demande des autorités nigériennes, conformément à la Constitution et après le quitus du Parlement, décidé d’envoyer des unités de l’Armée nationale populaire au Niger. Cette mission militaire aura vocation à protéger les intérêts énergétiques et économiques communs aux deux pays. Le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, a décidé, hier, d’envoyer des unités de l’Armée nationale populaire en République du Niger, afin d’assurer la protection des intérêts énergétiques et économiques communs algéro-nigériens. C’est ce qu’a annoncé la présidence de la République dans un communiqué. « Conformément aux dispositions de la Constitution, notamment ses articles 30 et 91 (alinéas 1, 2 et 7), à la demande des autorités nigériennes, après approbation à l’unanimité du Conseil de la nation, lors de sa séance plénière à huis clos tenue le 25 octobre 2026, et après approbation à l’unanimité de l’Assemblée populaire nationale, lors de sa séance plénière à huis clos tenue le 25 octobre 2026, M. Abdelmadjid Tebboune, président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a décidé, lundi 26 octobre 2026, d’envoyer des unités de l’Armée nationale populaire en République du Niger, afin d’assurer la protection des intérêts énergétiques et économiques communs algéro-nigériens », précise le communiqué. Cette décision intervient au lendemain de l’approbation par le Parlement national de la notification émise par le président de la République le 22 octobre 2026, concernant l’envoi d’unités de l’ANP au Niger pour sécuriser les intérêts énergétiques communs aux deux pays voisins. En effet, lors d’une séance du Conseil de la nation tenue, dimanche, à huis clos, et à l’issue de la présentation, par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, représentant du président de la République, d’un exposé sur l’objet de la saisie relative au déploiement d’unités de l’ANP au Niger, la chambre haute du parlement a donné son aval conformément à l’article 91 de la Constitution dans son alinéa 2. La même procédure constitutionnelle a été reconduite au niveau de l’Assemblée populaire nationale qui s’est réunie le même jour et suivant le même ordre du jour après la saisine notifiée par le président de la République. Ainsi, lors d’une séance à huis clos, la deuxième chambre du Parlement a approuvé, elle aussi, la décision du président de la République d’envoyer des unités de l’ANP au Niger pour protéger les sites et les installations énergétiques et les intérêts économiques communs aux deux pays. Il faut rappeler que les motifs ayant présidé à la décision algérienne de déployer des soldats de son armée hors de ses frontières sont liés à la situation sécuritaire critique prévalant dans la région sahélo-saharienne en général et chez nos voisins nigériens en particulier. Les parties qui croient que l’Algérie se laisserait faire en voyant ses intérêts vitaux et ceux de ses voisins menacés par des forces mercenaires étrangères à la région se trompent de vision. Notre pays, à la demande de Niamey, a déjà déployé des patrouilles d’avions de combat de type Sukhoï Su-30 pour renforcer les forces aériennes nigériennes qui étaient la cible, en août 2026, d’une tentative de déstabilisation orchestrée par des forces étrangères. Quelques jours plus tôt, l’ANP a fait don de quatre hélicoptères et d’autres équipements et accessoires militaires à son voisin pour soutenir ses efforts en matière de restauration de la stabilité et de la sécurité. Le président Abdelmadjid Tebboune a, lors de son entrevue médiatique – la dernière en date – diffusée le 3 octobre 2026, dénoncé des provocations manifestes contre l’Algérie à travers le coup d’État raté contre les responsables au pouvoir à Niamey pour une entreprise funeste qui était exécutée juste après le retour du Premier ministre nigérien à la fin de sa visite en Algérie. Ce fut un coup de semonce de la part d’Alger qui a promis de répondre fermement à toute opération visant les intérêts stratégiques communs avec son voisin. Farid Guellil
Source : Le Courrier d’Algérie