LE JOURNAL
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Le thème « L'avant-garde journalistique entre leadership médiatique et responsabilité professionnelle » a été au centre d'une journée d'étude scientifique organisée par le département des sciences de l'information et de la communication, à l'occasion de la Journée nationale de la presse qui coïncide avec le 22 octobre. Des professeurs et des journalistes ont examiné les défis de la pratique médiatique dans un contexte de mutations numériques accélérées, ainsi que l'impact des réseaux sociaux sur la crédibilité de l'information et le rôle des institutions médiatiques dans la production de contenus.
Dans ce cadre, Mohamed Hamadi, professeur, journaliste et coordinateur de la journée d'étude, a souligné que la rencontre a ouvert le débat sur l'équilibre entre la rapidité de publication de l'information et la nécessité de vérifier sa véracité, ainsi que sur les limites entre la liberté de la presse et les contrôles juridiques et éthiques. Il a insisté sur l'importance pour les journalistes, en particulier les débutants, d'avoir une conscience professionnelle et de tirer parti de l'expérience des journalistes chevronnés pour éviter les erreurs professionnelles et ne pas tomber dans le piège des rumeurs.
De son côté, le professeur et ancien journaliste Abbas Guelali a souligné la nécessité de consolider la conscience professionnelle en tant que base fondamentale du travail journalistique, en affirmant que le respect de la vérité, la vérification des informations et l'engagement éthique sont des conditions nécessaires pour renforcer la crédibilité des médias. Il a également appelé à l'activation des mécanismes de régulation professionnelle, notamment la création d'un conseil éthique pour la profession et le renforcement du rôle des instances de régulation de la presse.
Pour sa part, le professeur et journaliste Salah Djaffar a attiré l'attention sur l'influence grandissante du phénomène du « trend » et des réseaux sociaux dans la détermination des contenus médiatiques, au détriment du rôle des journalistes.
Les institutions de presse jouent un rôle crucial dans la création de contenu et l'orientation de l'opinion publique. Il a lancé un appel à revoir la stratégie médiatique pour permettre aux institutions de retrouver leur place et d'investir dans leurs compétences professionnelles pour produire un contenu de qualité et compétitif, en soulignant que les réseaux sociaux devraient compléter le travail journalistique et non le remplacer, et que la stratégie médiatique devrait être basée sur le dialogue et la consultation avec les journalistes. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la discussion sur l'avenir de la presse dans l'environnement numérique et la nécessité de renforcer le professionnalisme et la responsabilité professionnelle, afin de réaliser un équilibre entre la primauté de l'information et l'exactitude de l'information, et de préserver la crédibilité des institutions médiatiques et leur rôle dans l'éclairage de l'opinion publique.
Source : El Djoumhouria