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Des formations politiques algériennes ont apporté un soutien total à la décision d’envoyer des unités de l’Armée nationale populaire (ANP ) au Niger. Le RCD, Jil Jadid et du FFS ont émis des réserves. Les communiqués des partis se sont succédé pour expliquer leurs positions.
Les deux chambres du Parlement algérien, le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale (APN), ont approuvé, hier dimanche, la notification adressée par le président Abdelmadjid Tebboune, portant envoi d’unités de l’ANP au Niger .
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Le FLN soutient la décision de déployer des unités de l’ANP au Niger
Le FLN a salué l’activation de l’article 91 de la Constitution qui autorise le président de la République, après adoption du Parlement, d’envoyer des unités de l’armée au-delà des frontières.
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« La notification présidentielle intervient pour protéger le champ pétrolier nigérian de Kafra sis à 85 kilomètres de nos frontières », a réagi le parti majoritaire au Parlement. Le FLN a estimé que c’est une décision « basée sur la nécessité de la protection des intérêts vitaux du pays, vu l’étendu des menaces et des conflits dans la région du Sahel ».
Il a souligné que l’envoi d’unités de l’ANP chez le voisin du Sahel a été prise « conformément à la constitution et dans le cadre du protocole d’accord signé par l’Algérie et le Niger en matière de coopération militaire ».
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Le RND appuie la décision présidentielle
Le RND a dévoilé sa position à la veille de la tenue de la session extraordinaire du Parlement. Mounder Bouden a appelé les députés et les sénateurs de son parti, lors d’un meeting à M’sila, à assister « avec force » à ce « moment historique ».
« Il est vrai que les capacités militaires doivent, en premier lieu, protéger les frontières mais elles protègent aussi les intérêts vitaux du pays de toutes les menaces », a déclaré Mounder Bouden, en ajoutant que « le gouvernement et le président de la République respectent la Constitution ».
Même son de cloche du côté d’El Bnina, le parti de Abdelkader Bengrina. « Le mouvement El Bina soutient l’activation des dispositions constitutionnelles permettant au président de la République d’envoyer des détachements militaires à l’extérieur des frontières en cas de nécessité extrême, dans le cadre d’une approche consciente réunissant la protection des intérêts vitaux de l’Algérie et de ses partenaires, dans le cadre de la solidarité internationale et régionale », a soutenu ce parti.
Jil Jadid contre un engagement militaire sans limites
Jil Djadid a jugé « légitime » l’envoi de militaires algériens en dehors des frontières pour servir des objectifs précis. « La protection des intérêts stratégiques de l’Algérie, notamment de ses investissements énergétiques et de ses projets de coopération avec le Niger, constitue un enjeu légitime de souveraineté nationale. La stabilité de ce pays voisin revêt une importance particulière pour la sécurité de nos frontières, la coopération régionale et la préservation des intérêts économiques algériens », a indiqué le parti dans un communiqué rendu public ce lundi.
Jil Djadid a toutefois estimé que « la protection des intérêts économiques ne doit pas conduire à un engagement militaire sans limites ».
Les réserves du FFS et du RCD
Le Front des forces socialistes, qui a opté pour l’abstention lors du vote de la notification présidentielle, a notamment critiqué les circonstances dans lesquelles on a procédé à la convocation des députés.
« Dans le fonds, le FFS ne peut que soutenir cette décision stratégique qui vise à défendre les intérêts vitaux de la nation. Les députés du FFS ont opté pour l’abstention pour protester contre les circonstances de la convocation à la tenue de cette session extraordinaire. », a expliqué le plus vieux parti de l’opposition en Algérie.
« Les parlementaires ne sont pas des exécuteurs d’instructions ou de simples vitrines institutionnelles que l’on convoque en fonction des urgences du pouvoir », a dénoncé le FFS.
Le RCD dont les députés ont aussi opté pour l’abstention, a expliqué sa position dans un communiqué rendu public dimanche.
« L’engagement de forces militaires à l’étranger peut entraîner des conséquences durables sur la sécurité de l’Algérie, exposer nos soldats à des risques majeurs et affecter nos relations avec les pays de la région. Il aurait donc dû être précédé d’une concertation avec les forces politiques et d’une délibération parlementaire sérieuse, permettant d’examiner les objectifs poursuivis, les risques encourus et les alternatives disponibles », a estimé le RCD.
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Source : TSA Algérie